dimanche 8 mars 2015

Oldies

Ces jours -ci retour vers le passé, mots, images, sons que l'on avait oubliés et qui réapparaissent au détour d'une rue pavée
 

Souvenirs aussi du printemps, qui comme toujours revient et le parfum dans l'air, la lumière du soleil sont les même ici et cela fait sourire.


A propos de souvenirs, on continuer à s'en créer , entre Paris et Hambourg.



lundi 2 mars 2015

à continuer

Ournewnewmemories se délocalise, le temps de deux clichés
Copenhague / Lisbonne - mais qui est allé où?


 

Il semblerait que l'arrivée du printemps soit un moment qui sied bien à Hambourg, on y ressent plus fortement l'humeur du port et le vent nous souffle aux oreilles des histoires de marins, de sirènes et de trésors perdus.
Aux embruns s'entremêlent aussi nos histoires de ces lieux connus, de ces lieux qui manquent, dont l'inventaire est à encore à dresser.

jeudi 19 février 2015

Le temps de rattraper le temps perdu

Le temps de rattraper les lignes manquées et les actes tracés à la craie sur tableau noir, de dire adieu à des rêves de déjà grand, et pourtant on y a cru ; de laisser les moutons passer leurs barrières avec plus d'entrain, car enfin cette année est la leur ; de courir après les couleurs éparpillées dans le gris de la ville, à la nage ou vélo.
 
Il y a de longs couloirs sombres où ma tête s'est cognée 100 fois sans ne jamais apprendre la leçon ; il y a de grandes tours au dessus de mon ombre qui empêchent toujours le soleil de percer et il y a le bleu au delà du nuage aperçu dans le coin du rétroviseur.
 
Le temps perdu à choisir des oeufs, à gravir des montagnes, à manger du pain, à penser à Neruda avec le pain, à reprendre un œuf, à redescendre le chemin, à regarder la montagne, à surplomber les nuages, à surplomber le monde, à vouloir chanter plus fort, à vouloir susurrer plus de mots, à tenter de faire vibrer les cordes, à s'ennuyer, à s'épuiser, à se vomir, à se cacher du miroir, puis à s'adoucir, à chercher le beau, à chercher le clair, à penser à demain, à hier, au canard sur le lac et dans l'assiette, à lire Thomas Mann et l'Inde, à se remémorer,  à regretter, à ne plus savoir pourquoi, à ne plus savoir pour qui, à ne plus savoir si.
 
J'aime tout ce temps perdu à tout cela et quoi qu'il advienne, comme pour tenter de le retrouver, quoi qu'il advienne, c'est vers le sud que je cours.
 
 
 


 
 
 


dimanche 25 janvier 2015

lire, voir, goûter, écouter, etc

Ces derniers jours,
voir le soleil briller sur Hambourg et une semaine plus tard ses toits et ses rues se recouvrir de neige. Les trottoirs craquent sous les pas, les luges sont de sortie,  les bonhommes de neige aussi. Et puis le lendemain, plus rien.

lire Georges Arthur Goldsmicht et croiser à ses côtés Nietszche et Kafka. Il y a tant de livres à lire encore, une seule vie ne suffira pas. Mais dans les pages de cet allemand devenu français, découvrir la force du langage telle qu'on ne la soupçonnait pas, se rappeler aussi pourquoi il est si important d'apprendre une langue étrangère et à quel point elle restera étrangère tant qu'on ne la vivra pas.

écouter de la musique allemande afin de se sentir moins bête, moins enfermée sur soi-même. Et ainsi, se passer de la crème avec Sven van Thom.

sentir l'odeur de la brioche anglaise qui dore lentement dans le four et apportera sa dose de sucré aux jours à venir qui s'annoncent encore gris

goûter les crêpes françaises, les gaufres allemandes, les chocolats russes aux fêtes des écoles où l'on doit redoubler d'ingéniosité pour attirer parents et enfants et se dire que l'union internationale dans la gourmandise n'est peut-être pas impossible.

toucher enfin l'air froid sur le bout des doigts, du nez, des joues, et rêver sans doute déjà au printemps.



 Hambourg continue d'avancer
 

Sépare toi d'Hier pour avoir Demain






jeudi 15 janvier 2015

Chaos, étoile et charlie des 2 côtés du Rhin


 1

Man muss noch Chaos in sich haben, um eine tanzenden Stern gebären zu können.

 
Il faut avoir encore du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse.
 
 
 
Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
 
2
 
Our new new memories #2
 


vendredi 9 janvier 2015

Our new new memories

Il y a 5 ans, presque jour pour jour, je sortais du métro à Berlin, ma grosse valise serrée contre moi, mon bonnet péruvien enfoncé sur la tête, je découvrais de nouveau lieux bientôt familier, recouverts à ce moment là de neige, je mettais le pied dans, chacun ses proportions, ma première vraie aventure. J'étais là, seule, sur le trottoir de la Gneisenaustrasse, et je me sentais incroyablement bien
Entre ce jour là, il y a 5 ans, et aujourd'hui, devant mon écran, Thadenstrasse 16, 22767 Hamburg, beaucoup de choses se sont passées. Intimes ou non, seule ou à plusieurs, à bien plus de 1000km ou tout près de chez moi. Avant hier encore, une de ces choses que l'ont n'oubliera jamais a eu lieu et s'ajoute à ma liste de "ce qui a compté", de ce que j'aurai "à conter" ensuite.
Quelqu'un m'a dit très récemment, quelqu'un que je n'ai pas vu depuis un moment, qu'il aimerait voir à quel point j'ai "changé". Je ne sais pas si j'ai changé. Je ne crois pas avoir changé. Entre la bouche de métro berlinoise il y a cinq ans et mon quotidien  à Hambourg aujourd'hui, je crois être restée sur la même route, plus sinueuse sans doute ces 5 dernières années que  toutes les précédentes, mais tracée de la même main, guidée vers une même direction, même si je ne sais pas encore laquelle. Il y a eu beaucoup de changement, d'imprévus, de surprises. Il y a eu des événements que je porte en moi pour tout le reste du chemin à présent, mais ils n'ont en rien diminué mon envie de continuer.
Et puis il y a aussi ces choses qui n'ont pas changées. Cette immuabilité dont on parle si peu, hypnotisés par les couleur du changement. Immuable ne veut pas dire ennuyeux. Immuable ne veut pas dire triste. Immuable, parce que quoi qu'il advienne on trouvera là une quiétude, un sentiment de bien être que le reste du monde ne pourrait totalement empêcher. Cela peut être un lieu, une musique, un livre, des personnes.
Il y a 5 ans, avec Marion, nous comparions en photos nos quotidiens berlinois et parisiens. Le projet n'a pas duré longtemps, mais je prends toujours plaisir à en parcourir les quelques clichés.
Aujourd'hui nous recommençons. Non pas parce que nous sommes persuadées que des photos mises côtes à côtes de nos vies tous les jours intéressent particulièrement nos lecteurs, mais parce que, d'une certaine façon, cela rend tangible cette immuabilité. Cela nous rappelle, si besoin était, que depuis 22 ans maintenant nous partageons des choses, et cela malgré les distances, malgré les détours, malgré les aléas du monde et de la vie.
Aujourd'hui plus qu'auparavant j'éprouve la nécessité de suivre de projet là.
Avec les chants des oiseaux dans un parc à Hambourg alors qu'il pleut et que les arbres n'ont déjà plus de feuilles, avec les lumières des docks le matin en partant travailler, ces deux photos, postées régulièrement sur ce blog, font partie des petites choses quotidiennes qui m'apaisent, si simples mais si importantes; se construire de jolis souvenirs.


Hambourg - Paris, 890 km apart

 
 

Il n'y a pas de thème, les photos sont associées au hasard.
Bonne année 2015 !